Le Ministre de la Santé Publique, Président du Comité National de Lutte contre le Sida Dr Manaouda Malachie a co-présidé ce mercredi, 17 novembre 2021 avec son homologue des Enseignements Secondaires, Pr Pauline Nalova Lyonga, la cérémonie de lancement officiel couplée au lancement de la campagne de communication sur l’initiative « Education Plus »

Photo d’ensemble à l’issue de la cérémonie solennelle

C’est dans une ambiance féérique riche en sons et en couleurs que les élèves du Lycée Bilingue de Yaoundé – Essos- a et de quatre autres établissements scolaires ont accueilli ce mercredi, 17 novembre 2021, les ministres de la Santé Publique et des Enseignements Secondaires. Le stade du Lycée Bilingue spécialement aménagé pour accueillir l’évènement. Au menu, diverses articulations dont les mots de bienvenue du Maire de la Commune d’Arrondissement de Yaoundé Vème et du Proviseur du Lycée Bilingue de Yaoundé, les intermèdes, l’allocution du Représentant du Coordinateur du Système des Nations Unies au Cameroun et enfin les discours des ministres hôtes.

L’initiative « Education Plus » a été officiellement été lancée au Cameroun par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Chief Dion NGUTE. Ce lancement a marqué l’engagement conjoint entre le gouvernement du Cameroun et le système des Nations Unies d’accélérer les progrès vers l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), relative à la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Notre pays sert de pionnier de cette nouvelle et audacieuse initiative qui rallie l’ensemble des parties prenantes à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Elle crée ainsi des synergies entre les programmes existants pour augmenter les investissements dans l’éducation et la santé, tout en favorisant l’égalité et le principe de ne laisser personne de côté. L’initiative « Education Plus » est donc un plaidoyer de haut niveau, promue pour éliminer les infections au VIH en retenant davantage les filles dans l’éducation jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire.

Le VIH continue de toucher de manière disproportionnée, les adolescentes en Afrique et au Cameroun. On estime que 30% des nouvelles infections surviennent chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans parmi lesquels, les filles sont 6 fois plus fréquemment contaminées que les jeunes garçons dans la tranche d’âge 15-19 ans. Cette enquête a également montré que seulement la moitié d’entre elles déclarent avoir utilisé un préservatif au cours de leurs derniers rapports sexuels avec un partenaire occasionnel. Si l’on élargit la tranche d’âge à 15-24 ans, la sex-ratio se réduit. Mais, reste très déséquilibré (3 filles infectées pour 1 garçon). Ces cibles sont par ailleurs sujettes de discriminations nourries par les inégalités entre les sexes qui aggravent leur vulnérabilité face au VIH, exacerbée par la crise mondiale de la COVID-19.

Le lancement ce jour de la campagne de communication sur l’initiative « Education Plus » participe des interventions multisectorielles, fiables et respectant les droits humains pour lutter contre les vulnérabilités rencontrées par les filles, notamment le VIH. C’est dans le même esprit, la 6ème édition du Mois Camerounais de lutte contre le sida a permis d’appeler l’attention de la communauté nationale sur l’une des disparités les plus flagrantes de la riposte au VIH : la prise en charge des enfants et des adolescents. Ces cibles qui semblent des laissées pour compte dans les stratégies d’intervention. Au 30 décembre 2020, les enfants de moins de 15 ans représentaient 7% de notre file active des personnes vivant avec le VIH et près de 25% de tous les décès liés au sida. Au cours de la même année, seulement 32,9% d’enfants exposés ont été initiés au traitement ARV, 35% d’adolescents âgés de 10 à 14 ans et 60,7% d’adolescents de 15-19 ans. C’est une inégalité au regard des résultats programmatiques globaux du pays. Au fur et à mesure qu’ils grandissent en passant de l’enfance à l’adolescence, les enfants vivant avec le VIH manquent souvent du soutien psychosocial, de bons services parentaux et des services de prévention dont ils ont besoin pour continuer à bénéficier de soins contre le VIH. A travers le slogan : « Ensemble pour la protection et l’amélioration de la prise en charge de nos enfants et adolescents », le Ministre de la santé publique a invité les acteurs de la lutte à apporter des réponses efficaces, éclairées et orientées vers la priorisation de ces cibles.

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