Quand la communication devient une arme pour sauver des bébés

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Dans le cadre de la lutte contre la transmission mère-enfant du VIH, de la Syphilis et de l’Hépatite B, le Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) a formé des communicateurs, du 14 au 16 Janvier 2026 à Ebolowa dans le Sud Cameroun. Cette initiative vise à renforcer la diffusion de messages clés de sensibilisation auprès des communautés, notamment sur l’importance des consultations prénatales précoces et du dépistage communautaire, dans un contexte où ces maladies continuent de menacer la santé maternelle et infantile au Cameroun

Pendant trois jours, des communicateurs issus de différents horizons ont été outillés par le CNLS sur les enjeux de la triple élimination verticale du VIH, de la Syphilis et de l’Hépatite B. L’objectif principal de cette formation est de leur permettre d’élaborer des messages clairs, adaptés et percutants, capables de toucher efficacement les femmes enceintes, leurs partenaires et l’ensemble de la communauté.

A travers des échanges interactifs et des sessions techniques, les participants ont approfondi leur compréhension des mécanismes de transmission, des stratégies de prévention et du rôle central de la communication dans l’adoption de comportements favorables à la santé.

La consultation prénatale et le dépistage au cœur de la stratégie
Les consultations prénatales précoces et régulières ont été présentées comme un levier majeur de prévention. Elles permettent non seulement le dépistage rapide des infections chez la femme enceinte, mais aussi une prise en charge adéquate pour réduire considérablement les risques de transmission de l’enfant.

Les communicateurs ont ainsi été appelés à promouvoir le dépistage communautaire du VIH, de la Syphilis et de l’Hépatite B, en mettant en avant ses avantages : accessibilité, confidentialité et gratuité dans de nombreuses structures de santé.

Des chiffres qui interpellent
Malgré les efforts consentis, la transmission mère-enfant du VIH demeure un défi de santé publique. Selon la base de données sur les estimations du VIH au Cameroun en 2024, le taux de transmission est estimé à 9,5% à six semaines et atteint 14,8% en incluant la période d’allaitement.

Par ailleurs, la prévalence de la Syphilis chez les femmes enceintes est estimée à 13,9% en 2020 d’après l’enquête Sentinelle, tandis que celle de l’Hépatite B chez cette même cible est évaluée à 6,5% en 2024, toujours selon l’enquête Sentinelle. Des données qui soulignent l’urgence d’intensifier les actions de prévention et de sensibilisation.

Des communicateurs, relais clés auprès des communautés
En renforçant les capacités des communicateurs, le CNLS mise sur des acteurs de proximité capables d’adapter les messages aux réalités locales. Leur mission : informer, rassurer, lutter contre les idées reçues et encourager les femmes enceintes à fréquenter les services de santé dès le début de grossesse.

Vers l’objectif zéro transmission
A travers cette formation, le CNLS réaffirme son engagement en faveur de l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, de la Syphilis et de l’Hépatite B. Une ambition qui ne pourra se concrétiser qu’avec une communication de qualité, une mobilisation communautaire accrue et un accès équitable aux services de santé maternelle.
La balle est désormais dans le camp des communicateurs, appelés à transformer ces connaissances en messages impactants, au service de la santé des mères et des enfants camerounais 


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